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samedi 25 novembre 2006

Leçon de tolérance et de sagesse


Je voulais vous raconter ma journée et puis quand j'ai lu ça, j'ai voulu vous le faire partager. Ca peut représenter ma journée car elle était belle et surtout sereine. Des journées comme on les aime, où il ne se passe rien de particulier, rien d'extraordinaire, où ne construit pas quelquechose mais on aime vivre tout simplement. "Choisir la vie" c'est aussi ça, aprécier chaque moment comme si c'était le dernier : je n'aurai rien changer à cettejournée.
"Imaginez trois personnes assises devant vous : un ami(e), un ennemi (c’est-à-dire une personne avec qui vous avez une relation conflictuelle), et un inconnu, un étranger. (Ne vous souciez pas des détails, ressentez simplement leur présence comme s’ils étaient là et que vos yeux étaient fermés.)
Considérez-les à tour de rôle, en remarquant combien l’image que vous en avez vous met dans un état particulier. Si l’ami(e) vous rend serein et calme, l’ennemi (au cours de cet exposé je vais l’appeler William) vous met mal à l’aise et vous rend nerveux, tandis que l’étranger (par exemple la femme à la caisse du supermarché) ne vous inspire qu’un désintérêt courtois.
Qu’est-ce qui, chez eux, provoque ces impressions ? Peut-être qu’un incident - quelque chose qu’ils vous ont dit ou fait, la façon dont ils vous ont regardés - devient un instant déterminant, et l’image que vous conservez d’eux se fige en une photographie.
Pour ceux que vous connaissez bien, l’image est retouchée et constamment mise à jour, mais pour ceux que vous admirez ou dédaignez, et ceux auxquels vous n’attachez aucune importance, une brève entrevue peut les réduire à une image qui devient toujours plus inflexible avec le temps.
À chaque fois, votre impression sur les autres se fonde sur la manière dont ils vous ont fait vous sentir : vous aimez ceux qui vous font vous sentir bien, et vous détestez ceux qui vous mettent mal à l’aise. Pour les autres vous n’éprouvez généralement qu’indifférence.
Restez un moment avec ces images et avec les sentiments correspondants. Observez comme la façon de percevoir les gens renforce les sentiments que vous éprouvez à leur égard. Et remarquez comme ce que vous éprouvez à leur égard renforce la perception que vous en avez.
L’image de l’autre finit par être un mélange flou de faits objectifs (long nez, port de lunettes, calvitie) et d’idées que vous avez à son sujet (arrogant, bête, ne m’aime pas). Ainsi, en plus d’être une personne de plein droit, l’autre joue un rôle dans notre propre psychodrame intérieur. Il est de plus en plus difficile de le dissocier de cette représentation émotionnelle résultant de nos propres désirs et de nos propres peurs.Comment échapper à ce piège ? Certainement pas en prétendant se sentir autrement. Mais peut-on essayer d’aborder les choses autrement ? Après tout nous sommes libres de choisir comment nous percevons le monde. Après réflexion, nous allons peut-être réaliser que nos sentiments à l’égard des autres reposent presque entièrement sur l’image que nous avons d’eux. Le préjugé peut être créé par la couleur de la peau, la nationalité, la religion, ou une appartenance politique particulière.
Ce type de méditation questionne directement les images figées que nous entretenons à propos des autres. En suspendant nos jugements nous sommes en mesure de les voir sous un jour nouveau.
Mais reprenons la méditation. Commençons par l’amie. Imaginons-la bébé, à la naissance, couverte de sang. Imaginons ce nouveau né grandir, devenir une enfant, puis une adolescente, une jeune femme, jusqu’au jour où nous la rencontrons pour la première fois. Essayons d’imaginer ses espoirs et ses rêves avant même qu’elle ne se doute de notre existence. À présent, pensons à elle comme à quelqu’un qui tient à ses idées et à ses sentiments tout comme nous nous accrochons mystérieusement aux nôtres. Enfin, projetons-nous dans le futur, voyons-la prendre de l’âge, tomber malade, vieillir et mourir.
Maintenant tournons-nous vers l’ennemi et l’étranger, et faisons de même jusqu’à ce que trois êtres humains se trouvent en face de nous, égaux devant la naissance et égaux devant la mort.
Cette perspective affecte-t-elle nos sentiments pour chacune de ces personnes ? Sommes-nous capables, même un instant, de les considérer dans leur autonomie, leur mystère, leur majesté ou leur tragédie ? Pouvons-nous les voir comme des fins en elles-mêmes plutôt que comme des moyens à nos propres fins ? Remarquons-nous combien l’image que nous nous sommes construite d’eux est restrictive et sélective ? Pouvons-nous renoncer à la soif d’étreindre l’amie et de chasser l’ennemi ? Pouvons-nous aimer l’étranger ?
Si je trébuche et me cogne le genou sur le trottoir, ma main va instinctivement se porter à ce genou pour soulager la douleur. Je m’assois et je le masse. Je constate les dégâts, puis je me relève et rentre chez moi pour le soigner. Cependant, seul le genou souffre. La main qui s’est porté au secours du genou n’a pas été touchée ; pourquoi s’est-elle portée au secours du genou ? Idem pour l’œil qui a inspecté la blessure ..."
A méditer...

4 commentaires:

Duncan a dit…

ouah !!! à 5h00 du matin j'avais pas forcement beson de ça lol. Je relirais ton article dans la journée car avec la fatigue je suis pas sur d'avoir tout compris. mdr

Duncan a dit…

encore une chose, tu as un probleme de fuseau horaire.

dav a dit…

C'est dingue que tu es ecrit cette article sur la tolerance car j'ai eut hier soir une discussion avec duncan sur l 'intolerance...
Hier soir, chez nos anciennes camarades de classe, une des fille etait intolerante car homophobe mais par contre elle n'a pas hesité a employe le mot facho a propos d'un homme qui peut etre en pensant bien faire en ne voulant pas vendre de bouquins chez des mulsumans. elle ne comprenait pas que l'on differencie les hommes..... DE plus Elle a des fois des positions contre les juifs un peu fanatique.
Je pense que chaques personnes a sa visions sur la nature humaine et des fois on a souvent des préjugés négatifs sur des domaine que l'on connait pas.
la Tolérance est la Faculté de supporter ce que l'on est incapable d'interdire.

Anonyme a dit…

l'homophobe c'est elle qu'a dit que j'étais bisard???